Source Journal du Design :

Il y a quelques années, dans la majestueuse et isolée ancienne citerne de Copenhague, l’architecte japonais Hiroshi Sambuichi a déployé une installation poétique intitulée ‘The Water’.

En transformant la citerne en un sanctuaire de lumière et d’ombres, Sambuichi invitait les visiteurs à un voyage souterrain envoûtant, marquant ainsi sa première exposition d’envergure internationale. L’installation, minutieusement capturée par l’objectif du photographe danois Rasmus Hjortshøj, se dévoile comme un périple à travers un océan souterrain de lumière et d’obscurité.

Ancrée dans une relation profonde avec la nature, la démarche de Sambuichi repose sur une recherche minutieuse de l’environnement local. Son installation cherche à intégrer l’extérieur à l’intérieur, prolongeant la tranquillité du parc Søndermarken adjacent jusque dans les chambres souterraines de la citerne. La végétation et la lumière naturelle deviennent les protagonistes de ce dialogue, insufflant à l’espace une douce cadence de vie.





Hommage à ses origines japonaises, Sambuichi installe une représentation du sanctuaire d’Itsukushima, créant un lien tangible par-delà les continents et permettant aux visiteurs de traverser les eaux souterraines, tel un pèlerinage de lumière et de réflexion. Le sanctuaire devient à la fois un réceptacle et un poème visuel, faisant écho à l’équilibre subtil des éléments.

S’engageant dans une véritable fouille architecturale, Sambuichi ouvre la terre, au sens propre du terme, au-dessus des citernes, pour la première fois depuis un siècle et demi. Cette rupture intentionnelle permet à la lumière du soleil et à l’eau de dialoguer dans une danse sereine, enveloppant les visiteurs d’une immersion sensorielle tandis qu’ils parcourent le couloir de 120 mètres menant au cœur de l’installation.

Des miroirs stratégiquement placés diffusent la lumière, créant un kaléidoscope de reflets, tandis qu’une camera obscura projette avec précision l’image du palais de Frederiksberg sur les parois des citernes, ancrant ainsi l’installation dans son contexte historique et géographique. Selon Sambuichi lui-même, il s’agit d’une ode architecturale aux éléments, un jeu harmonieux entre le soleil, l’eau et l’air, minutieusement conçu pour sublimer la beauté intrinsèque du lieu et du temps.








Découvrir l’article original sur le site du Journal du Design