Source Journal du Design :

Les agences d’architecture locales Jaime Prous Architects et Pineda & Monedero ont achevé la Casa 144º, une maison revêtue de tôle ondulée, située près de Barcelone et perchée sur de fins pilotis d’acier au-dessus d’un terrain en forte pente.

Située dans le Maresme, à l’est du centre de Barcelone, cette maison, bâtie sur un terrain en pente au pied d’une chaîne de montagnes boisée, a été conçue pour un couple de retraités en quête de tranquillité loin de la ville.

Soucieux de minimiser l’impact sur le paysage et d’éviter l’abattage d’arbres, les architectes ont imaginé une maison dont la présence semble presque éphémère. Ils ont conçu un volume unique et allongé, semi-enterré dans la colline à une extrémité et surélevé sur pilotis à l’autre.

La plupart des maisons voisines cherchent à occuper une surface maximale, transformant profondément le paysage. À l’inverse, malgré son apparence singulière, la proposition des architectes vise une intégration respectueuse, minimisant la modification de la topographie et évitant l’abattage des pins environnants.





Les concepteurs ont abordé ce projet dans l’esprit des architectes qui ont conçu les Case Study Houses dans les collines de Los Angeles dans les années 1960 – en utilisant des porte-à-faux, des structures en acier et de vastes surfaces vitrées – afin de proposer un nouveau mode de vie.

La forte pente a permis à la maison de sembler flotter au-dessus du terrain, renforçant ainsi sa légèreté tout en préservant la continuité du paysage en contrebas. Conçue pour permettre aux personnes âgées de vieillir chez elles, la maison est majoritairement de plain-pied, avec une forme rectiligne qui s’incurve à un angle de 144 degrés pour orienter le séjour vers la mer, d’où son nom : Casa 144º.

Cet espace de vie lumineux et ouvert fait suite à une entrée plus intime à l’extrémité ouest de la maison, où un couloir étroit relie deux chambres exposées au sud et une cuisine. Dès l’entrée, deux grandes fenêtres permettent au regard de traverser l’espace de vie et de se prolonger vers la mer au loin.







Cette séquence renforce l’idée que la maison est un objet immatériel, presque éphémère, au sein du paysage. À l’est de la maison repose une fine structure en acier galvanisé, rigidifiée par des contreventements pour la surélever au-dessus d’un talus abrupt.

Sur cette structure métallique, la maison est construite selon une charpente en bois à ossature légère, dont les poutres de la toiture sont laissées apparentes à l’intérieur. Ces poutres sont mises en valeur par des murs et des sols blancs, ainsi que par des éléments en bois sombre.

À l’extrémité ouest de la maison, un escalier en colimaçon descend vers un petit sous-sol en béton, nécessaire à la construction des fondations et qui sert aujourd’hui d’atelier.



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