Source Journal du Design :

Terre cuite, pierre et béton se marient dans cette ferme rénovée en Toscane rurale par les architectes locaux Valeria Presicci et Carlo Pantanella D’Ettorre.

Baptisé Ricupaglia, le projet se situe dans le village de Montiano, en Italie centrale. La maison elle-même est perchée sur une petite colline surplombant un vignoble. Valeria Presicci et Carlo Pantanella D’Ettorre ont collaboré avec les propriétaires pour rénover la résidence avec soin, tout en conservant sa fonction, ses matériaux et son agencement d’origine.

Les propriétaires actuels souhaitaient créer une maison contemporaine et chaleureuse, rendant hommage à l’architecture rurale de la Maremme tout en dialoguant avec son environnement, riche en nature, en agriculture et en traditions. Avant la transformation, et conformément à l’architecture vernaculaire des fermes, la maison comprenait des écuries et des caves au rez-de-chaussée, et le logement du fermier au premier étage.




Les deux étages n’étaient pas reliés intérieurement, les pièces d’habitation supérieures n’étant accessibles que par un escalier extérieur. L’ajout d’un escalier intérieur plus pratique a transformé cet escalier extérieur en un élément sculptural, préservant le caractère de la façade tout en modernisant l’agencement.

Le nouvel escalier en béton est situé au centre de la maison, les murs du rez-de-chaussée étant conservés à leur emplacement d’origine. Les architectes les ont ponctués de nouvelles portes pour ouvrir l’espace. Le sol de la salle à manger et de la cuisine est carrelé en terre cuite, clin d’œil au sol d’origine des écuries, certaines portes étant également habillées de ce même carrelage.

Des briques en terre cuite sculptées forment les murs d’accent dans l’une des chambres et la salle à manger de l’étage, tandis que des briques rouges lisses forment un mur en treillis massif, courant dans l’architecture rurale toscane, qui dissimule l’escalier en béton.






La maison, datant des années 1950, a été construite à partir d’un mélange de pierre et de tuf, une roche volcanique.

Par endroits, les architectes ont mis ces matériaux à nu en ôtant des couches de plâtre, tandis que la texture brute de la pierre ressort là où le plâtre était conservé. L’aspect terreux de la terre cuite et de la pierre a été contrebalancé par l’utilisation de béton pour l’escalier et de béton coulé pour le sol du salon.

Des meubles en acier inoxydable résolument modernes, posés sur des pieds courts, ont été disposés le long d’un seul mur de la cuisine, où ils se détachent du sol en terre cuite. Tout comme les meubles de cuisine, le mobilier a été choisi dans un souci de contraste : les architectes ont opté pour des sièges pliants et en porte-à-faux et des solutions d’éclairage contemporaines pour la salle à manger et les chambres.

L’objectif du projet était de créer des liens directs entre la nouvelle architecture et le paysage en utilisant des matériaux naturels et en multipliant les ouvertures extérieures.







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