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Comment un fauteuil arrive à rendre de la place au lieu d’en prendre ? Pourquoi choisir entre une assise confortable et un intérieur dégagé ? Ces deux questions traversent Otto, le premier fauteuil signé Max Gunawan pour la marque Lumio. La modularité au coeur des enjeux, sans compromis sur le confort, tout un programme !

Le designer installé à Paris est connu pour Lito, la lampe qui s’ouvre comme un livre. Il change ici d’échelle et passe du luminaire au mobilier, sans quitter son sujet de prédilection : les objets qui se plient et se déplient au rythme de nos vies.

Otto par Max Gunawan : le fauteuil lounge en textile de cactus qui se replie comme une fleur

Un fauteuil qui se replie comme une fleur

Otto s’ouvre en une assise ronde et enveloppante, pensée pour accueillir le corps entier. D’un seul geste, les pétales se referment et le fauteuil se rétracte en une forme compacte. En position ouverte, il mesure environ 80 cm de largeur et 67 cm de hauteur, pour une assise à 38 cm du sol et un angle de dossier de 105 degrés. Une fois replié, il descend à 17,5 cm d’épaisseur et se glisse contre un mur ou dans un angle, ou sous un meuble ou lit par exemple. On pense forcément à Lito, cette lampe accordéon qui a fait la réputation de Lumio, et le clin d’œil semble assumé. Les habitués du blog se souviennent d’ailleurs d’un projet étudiant qui citait déjà le travail de Max Gunawan autour de la lumière pliable.

Le geste de pliage est au coeur du projet, il répond à une idée simple : nos logements rétrécissent quand nos vies, elles, occupent toujours plus d’espace. Otto propose donc du confort quand on en a besoin, et de la place quand on n’en a plus l’usage. Comme le résume Max Gunawan, l’objectif n’était pas de dessiner un fauteuil différent, mais un fauteuil qui se comporte différemment.

Textile de cactus (pas cuir), silicone et mousse : les matières d’Otto

L’assise est habillée d’un tissus de cactus, une matière végétale qui remplace le cuir animal et gagne du terrain dans le mobilier comme dans la mode. Le blog a déjà suivi ces recherches autour de la peau et de ses alternatives, du projet Cuir de caractère de Laëtitia Fortin aux matériaux compostables de la sneaker Closed Loop Footwear. Le dos des pétales est recouvert d’un silicone souple, à l’aspect proche de la peau. À l’intérieur, une mousse structurelle haute densité donne ce léger rebond qui accompagne la posture. La mécanique de pliage repose sur des articulations métalliques usinées avec précision, cachées dans la structure.

Le tissus de cactus se pose en panneaux que l’on peut remplacer un par un. Si une section s’use, on la change sans jeter le fauteuil entier. Otto se décline en rouge, vert racing, bleu vif, gris clair, gris foncé et noir, de quoi mélanger les teintes et faire évoluer la pièce avec le temps.

Un objet pour petits et grands espaces

Fermé, Otto ressemble à une sculpture posée dans la pièce plutôt qu’à un meuble que l’on cherche à cacher. Cette présence graphique le rapproche d’autres assises suivies ici, du Wrap Lounge Chair de Normal Studio pour Muuto à la Hybride Chair du Studio Lorier, deux façons voisines de réunir confort et gain de place. On retrouve aussi cette logique d’assise adaptable dans la collection IKEA PS 2026 présentée à Milan.

Otto par Max Gunawan : le fauteuil lounge en textile de cactus qui se replie comme une fleur

Plus d’informations sur le designer et la marque : Lumio

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