Champs d’oiseaux, sculptures en bronze au square du Grand Palais
Du 20 au 25 octobre, dans le cadre du programme public d’Art Basel Paris, Lionel Sabatté investit le square Jean Perrin du Grand Palais avec Champs d’oiseaux. Cette installation monumentale de sculptures en bronze représente une nuée d’oiseaux, en équilibre précaire au sommet de hautes colonnes.
Depuis le début de son parcours, Sabatté développe une oeuvre fondée sur l’observation des processus de transformation du vivant et de la matière. Qu’il travaille le bronze, la poussière, le béton ou d’autres matériaux, il s’attache à révéler les liens qui unissent les différentes formes de vie et les cycles naturels. Les oiseaux occupent une place centrale dans cette recherche.
Ils l’intéressent en tant que derniers descendants des dinosaures, témoins d’une histoire évolutive extrêmement ancienne. Ayant conquis le ciel, espace délaissé par les mammifères, ils incarnent à la fois une remarquable capacité d’adaptation et une forme de résilience. Leur apparente fragilité physique, liée à la légèreté de leur ossature, contraste avec l’endurance et la longévité de leur espèce.
Avec Champs d’oiseaux, Lionel Sabatté s’attache à cette figure familière, symbole de migration, d’équilibre et de fragilité. Dans cette série, il rassemble des oiseaux en bronze dont les silhouettes, à la fois naturalistes et stylisées, composent un ensemble évoquant un espace de rassemblement ou de migration. Réunis en groupe, ces oiseaux forment une installation où chaque sculpture dialogue avec les autres, faisant émerger l’image de mouvements collectifs propres au vivant.
Le bronze, matériau traditionnel de la sculpture, est ici travaillé de façon à préserver une grande richesse de texture et de surface, faisant écho aux qualités organiques du vivant. Loin d’en figer la présence, il devient le support d’une réflexion sur la métamorphose, la mémoire des formes et la permanence du monde naturel dans son incessante évolution.
À travers cette série, Sabatté poursuit une réflexion plus large sur les relations entre l’homme et son environnement. Sans être de simples représentations naturalistes, les oiseaux deviennent des figures à travers lesquelles peuvent se projeter des expériences, des émotions et des récits. Cette attention portée à l’animal, envisagé comme une altérité à part entière, invite à interroger notre manière d’habiter le monde et de coexister avec les autres formes de vie. En leur accordant une place centrale dans son univers plastique, l’artiste propose ainsi de déplacer le regard et de renouveler notre perception du vivant.
Du 20 au 25 octobre 2026.
Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower 75008 Paris
Accès libre et gratuit. Un dispositif de médiation est assuré tous les jours du 20 au 25 octobre 2026 de 14h à 17h30 par les élèves de l’École du Louvre.
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