« Métamorphose en mouvement », une invitation à ralentir
L’architecte Lina Ghotmeh a investi la cour du Palazzo Litta à Milan avec le labyrinthe Métamorphose en mouvement, ouvert aux visiteurs durant la Milan Design Week qui se tient jusqu’au 26 avril.
L’installation, première œuvre solo in situ de Ghotmeh en Italie, fait écho à la géométrie existante de la cour et met en valeur l’héritage baroque du palais.
Conçue comme un labyrinthe, l’installation a pour but d’inviter les visiteurs à ralentir, favorisant les rencontres, les pauses et les moments de surprise.
Des géométries courbes et des volumes ascendants se transforment au fil de la journée, animés par la lumière naturelle. Leurs douces tonalités encadrent l’architecture historique, métamorphosant la cour en une expérience ludique et immersive en perpétuel mouvement.
Métamorphose en mouvement a été commandée pour l’exposition annuelle MoscaPartners Variations et occupe toute la cour centrale du palais. Sa teinte rose éclatante a été choisie pour son association avec la douceur et la tendresse, tout en symbolisant une audace contemporaine.
Pour Lina Ghotmeh, l’architecture se déploie à différentes échelles et sur différents horizons temporels. Les projets de courte durée deviennent des terrains d’expérimentation et d’itération rapide. Les installations favorisent une proximité immédiate avec les gens, tant par l’expérience qu’elles suscitent que par leur création.
Conçu et réalisé en trois mois seulement, ce projet incarne ce processus condensé et il fait partie des nombreuses installations présentées dans le cadre de la Semaine du design de Milan de cette année, souvent critiquée pour son ampleur et la présence croissante des grandes marques.
Mais pour Ghotmeh, cet événement est aussi une occasion de renforcer les liens. Il démontre comment le design et la culture fonctionnent comme des langages partagés, capables de nous connecter par-delà nos origines et nos perspectives. En ce sens, ils deviennent aujourd’hui un vecteur important d’expérience collective.
Ghotmeh a choisi le bois pour le labyrinthe, car ce matériau est léger, facile à installer et réutilisable. L’ensemble de la structure est conçu pour connaître une seconde vie.
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