Ancienne écurie transformée en centre de bien-être
Chez Alchemy Saunas, un centre de bien-être australien conçu par le studio d’architecture d’intérieur Rezen, des ouvertures en arc et des murs en briques brutes évoquent l’atmosphère des thermes romains.
Le projet consistait à transformer une ancienne écurie et une cave situées au rez-de-chaussée du Royal George Hotel à Fremantle, un bâtiment datant de 1903 actuellement en cours de réaménagement.
Rezen a choisi de mettre en valeur les surfaces existantes en brique rouge et en pierre calcaire locale de Tamala, en les complétant par des ajouts utilitaires en acier et en carrelage. Compte tenu de sa vocation initiale, le projet adopte un langage architectural pragmatique, brut et direct.
Sur le plan philosophique, les concepteurs souhaitaient que la nouvelle palette de matériaux reste en retrait pour laisser la matérialité existante s’imposer comme point central.
L’objectif était d’utiliser des matériaux qui ne soient pas trop décoratifs, qui se suffisent à eux-mêmes et qui soient utilitaires, en cohérence avec l’usage d’origine du lieu. L’aménagement d’Alchemy Saunas a été contraint par l’obligation de faire coïncider toute nouvelle ouverture avec des emplacements préalablement approuvés pour un projet d’établissement hôtelier antérieur, finalement abandonné.
L’accès se fait par le sous-sol de l’hôtel ; un escalier en acier situé dans la réception mène aux vestiaires et aux douches. Ces espaces sont dissimulés derrière une paroi en acier inoxydable qui contraste fortement avec les murs d’origine en pierre calcaire brute. À proximité, un sauna a été aménagé dans l’angle ouest du plan ; son extérieur est habillé de vitrages et de carrelage, tandis que son intérieur est revêtu de bois clair.
Un autre escalier en acier redescend vers le sous-sol et deux bassins centraux, l’un d’eau glacée et l’autre d’eau chaude. Situés dans le volume à double hauteur de l’ancienne écurie, ils sont baignés de lumière grâce à de grandes fenêtres en plein cintre. Des banquettes en béton entourent ces bassins tout en servant de contreforts au mur de briques adjacent. Au sud, une zone d’attente jouxte d’autres saunas et sanitaires.
Rezen a cherché à rendre aussi épurées que possible les nouvelles ouvertures reliant les espaces, en pratiquant des percées dans la maçonnerie existante (brique et pierre calcaire) et en y intégrant des linteaux et encadrements en acier apparent. L’organisation spatiale repose sur les opportunités et les contraintes des bâtiments existants.
Les saunas ne nécessitant pas une grande hauteur sous plafond, ils sont généralement situés, tout comme les sanitaires, dans les zones où la hauteur ou les vues sont limitées.
Les espaces de baignade collectifs bénéficient des volumes les plus généreux, avec une belle luminosité naturelle et une grande hauteur sous plafond. Cela crée une diversité d’ambiances, alternant entre des espaces sombres et très intimes et de vastes zones baignées de lumière naturelle.
Découvrir l’article original sur le site du Journal du Design

















