Hermès, un hibou en vol en bronze patiné
Hermès, le dernier-né des Aériens, tout juste sorti de l’atelier de Marie Louise Sorbac, est une pièce inédite présentée à la Galerie Anne Derbès à Paris jusqu’au 31 décembre 2026.
Pièce techniquement exigeante, Hermès est le fruit de dix-huit mois de travail : maquette, armature en fer à béton, modelage, puis un moule en cinq parties et trois semaines de moulage avant la fonte. Il se dresse sur ses ailes, libre de tout socle.
Premier exemplaire d’une édition limitée à huit, numéroté 1/8, Hermès rejoint les Aériens, cette série où la puissance naît de la sobriété, et prend place parmi les bronzes de Présences animales.
La Galerie Anne Derbès présente jusqu’au 31 décembre 2026 l’exposition Présences animales de Marie Louise Sorbac, un bestiaire en bronze : taureaux, ours, oiseaux, éléphants, lionnes. Marie Louise Sorbac sculpte comme on cherche une présence. À partir de la terre, du plâtre puis du bronze, elle retient l’essentiel d’un corps : une courbe, un appui, une ligne de dos, la tension d’une aile ou d’un flanc. Son bestiaire n’imite pas l’animal. Il en accueille l’élan, la densité, parfois la douceur familière.
Son travail procède par simplification. Non pour abstraire le réel, mais pour en dégager la présence la plus juste. Les détails s’effacent au profit des volumes, des rythmes et des équilibres qui structurent chaque sculpture.
Ses Absolues et ses Aériens prolongent cette recherche : des formes ramassées ou déployées, où la puissance naît de la sobriété. Chaque oeuvre semble trouver son point de stabilité dans une tension maîtrisée entre pesanteur et légèreté.
Même immobiles, ses sculptures semblent animées d’un souffle intérieur : un oiseau prêt à prendre son essor, une lionne en veille, un taureau rassemblant sa force. L’artiste ne cherche pas l’effet narratif mais un état, une tension discrète entre stabilité et élan. La lumière participe pleinement à cette présence. Elle glisse sur les surfaces polies, accroche les courbes, souligne les volumes et révèle les équilibres qui structurent chaque pièce.
À travers son bestiaire, Marie Louise Sorbac s’attache moins à décrire qu’à faire sentir. Ses sculptures donnent forme à une expérience du vivant, attentive à la force comme à la fragilité. Son travail témoigne d’un intérêt constant pour la métamorphose de la matière, depuis le modelage jusqu’à la fonte du bronze. Elle porte une énergie calme, proche de nous.
Présences animales de Marie Louise Sorbac
Jusqu’au 31 décembre 2026, du mercredi au samedi, 14h – 18h
Galerie Anne Derbès – 18 rue de Miromesnil, 75008 Paris
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