A-POC ABLE ISSEY MIYAKE x atelier oï : la lampe O Series qui transforme le tissu en lumière au 3daysofdesign 2026
A-POC ABLE ISSEY MIYAKE participe pour la première fois au festival 3daysofdesign, du 10 au 12 juin 2026 à Copenhague. La marque japonaise y présente la deuxième édition de sa série de lampes portables « O Series », issue du projet « TYPE-XIII Atelier Oï project ».
L’exposition prend place à la Gallery 2112, au cœur de la ville danoise, un terrain de jeu plutôt cohérent quand on connaît l’attachement du Danemark au design réfléchi et au bon éclairage des soirées qui durent.

Le projet réunit deux signatures. D’un côté A-POC ABLE ISSEY MIYAKE, marque lancée en 2021 qui prolonge le concept « a piece of cloth » inventé par Issey Miyake. De l’autre atelier oï, studio suisse fondé en 1991 à La Neuveville, connu pour naviguer entre architecture, design produit et scénographie. Dévoilée à Milan en avril 2025, leur collaboration associe « a piece of cloth » et « a piece of wire », autrement dit une pièce de tissu et un fil métallique. Le textile quitte le vêtement pour rencontrer la lumière.

Une forme ovale et un tissu qui se plisse à la chaleur
La structure tient en peu d’éléments, Atelier oï a dessiné une fine ossature ovale en fil métallique, qui encercle l’abat-jour comme une orbite. Le tissu, lui, repose sur la technologie « Steam Stretch », un polyester recyclé déjà utilisé pour les vêtements de la marque. Le principe est simple : des éléments de design sont intégrés dès le tissage, puis la chaleur fait rétracter la matière.
Apparaît alors une texture plissée en trois dimensions, à la fois fragile à l’œil et résistante à l’usage. Ce goût du pli relie directement le luminaire à l’ADN de la maison, que le blog évoquait récemment avec l’installation The Paper Log d’Issey Miyake à Milan, où les feuilles plissées du processus de fabrication devenaient mobilier.
L’abat-jour est amovible. On peut le détacher de la structure et le remplacer selon la pièce ou l’humeur du moment. Cette modularité rappelle d’autres recherches sur l’abat-jour comme outil de diffusion plutôt que simple décor, à l’image de la lampe minimaliste du studio COG, pensée pour une lumière douce et indirecte. La température de la O Series s’ajuste sur quatre niveaux, d’une lueur chaude proche de l’incandescence à un blanc plus naturel. La partie technique a été co-développée avec Ambientec, fabricant japonais spécialisé dans l’éclairage portable.


Le bois et la pierre, version textile
Pour Copenhague, A-POC ABLE présente de nouvelles variations de couleurs, regroupées autour des thèmes « WOOD » et « STONE ». L’idée est de retranscrire dans le tissu les textures du bois et de la pierre observées dans la nature. Une fois la lumière traversée par la matière, l’objet devient une forme sculpturale autant qu’une source d’éclairage. Ce dialogue entre matière naturelle et lumière fait écho à plusieurs projets suivis sur le blog, comme ces lampes-architectures organiques faites de fruits et de déchets ou Le Labo 1.0 de Baguette Studio, qui interrogent eux aussi le cycle de vie du matériau.
Reste une question ouverte que pose ce passage du vêtement au luminaire : si une pièce de tissu peut habiller un corps puis éclairer une pièce, jusqu’où la matière textile peut-elle encore voyager ? La réponse se découvrira sans doute lors de l’exposition.
En savoir plus sur le studio : atelier oï
Découvrir l’article original sur le site de Blog Esprit Design
